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Mars 2007 |
Via Ferrata |
Via Ferrata |
Été 1989, les Ours dressent leur guitounes au camping des Allouviers, près de Fressinières. La via ferrata du coin parcourue deux à trois fois par certains, quelques très belles balades, un peu de haute montagne, Aile froide par exemple, nous incitaient à revenir en ces lieux. C'est ce que nous avons fait du 13 au 15 juin.
Mercredi dernier nous nous retrouvons au pied de la grande falaise aux teintes ocres. Jean-Pierre emmène le gros des troupes sur une de ces randonnées en crête dont il a le secret, celle de Rortie.
Nous serons 5 à préférer les joies d'une longue traversée aérienne, dalles, vires, « grotte-ogive » et lys orangés, dans un cadre lumineux.
Nous voici dans la première via ferrata française, un itinéraire historique réalisé par Lionel Condamine en 1988. C'est une balade qui traverse la falaise de gauche à droite, une voie très variée, assez physique, avec un équipement minimum qui permet un contact avec le rocher. Bref on retrouve un peu le plaisir de l'escalade, pieds en adhérence, mains sur les échelles. Splendide.
En fin d'après-midi, nous irons tous au parking des cascades au-dessous de Dormillouse. C'est un petit village perdu au bout de la vallée de Fressinière, perché à 1700 mètres et qui servit pendant bien longtemps de lieu d'asile, en 524 à des réfugiés lombards, vers le XIVe siècle à des Vaudois fuyant l'inquisition, puis à des réformés. Vie très dure, mais les termes de fierté, tolérance, liberté de penser et d'agir n'étaient pas de vains mots.
Revenons à notre petit groupe qui arrive en fin d'après-midi au refuge de l'école. Accueilchaleureux, bon repas chaud, lits confortables pour nos muscles fatigués. Que demander de plus ?
Le jeudi 14 juin, nous irons de lacs en cascades au milieu de fleurs innombrables, rhododendrons, joubardes, gentianes, lys… Ce sera d'abord le lac Palluel (2472 m). Il est à 9°, deux courageux se jettent à l'eau juste le temps d'une photo sur fond de neige.
Il vaut mieux que les chamois ne se retournent pas ! |
Y-a pas de glaçons, mais 9° c'est pas bien chaud |
Nous poursuivrons jusqu'au lac de Faravel. Seulement 6°, nos deux baigneurs s'abstiennent. En face de nous quelques chamois jouent dans les névés, une grosse marmotte sans doute un peu myope nous frôle pour regagner son trou. Poussons jusqu'au lac de Fangeas, aux eaux particulièrement limpides et profondes, pour poser les sacs.
Un vent violent, peut-être annonciateur d'orage, nous incite à écourter la sieste.
Fausse alerte qui nous permettra de descendre en douceur et d'admirer tout à loisir une cascade impressionnante, puis le hameau de Dormillouse, juste en face de nous.
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Que diront les archéologues ! |
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Le village de Dormillouse | |
L'église et le gîte de l'école. |
Voilà deux belles journées, que nous réserve la troisième ? Et bien la pluie qui nous pousse à regagner nos pénates. Seul «l'artiste» laissera une partie de ses petites affaires au refuge, persuadé que les « Ours » partent en rando même par mauvais temps. Certes ce fut vrai, mais en des temps très anciens.
Marie Claire
Réveillé à 7 heures pour une balade,le temps ne semblant pas trop menaçant, je posais mes affaires au chalet dans le coin prévu la veille (curieux, j'étais le seul).
Insouciant, je butinais quelques fleurs, tout en trouvant que la randonnée descendait beaucoup.
Arrivé au parking les les « Ours » ont bien rigolé !
Merci à Jean Paul, Élodie et Nicole qui ont eu la patience de m'attendre.
Patrice
Vers 13 h, nous nous retrouvons à Die chez Marie-Claire pour un apéro improvisé et surtout bien décidés à partir à nouveau quelques jours en montagne à la première occasion.
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Page no 7, créée le 22/6/2007